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09/03/2010

Les enfants & Internet

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04/12/2009

Jeux dangereux

    Jeu du foulard : «Comme une drogue pour certains enfants»  

Propos recueillis par Flore Galaud (lefigaro.fr)

INTERVIEW - A l'occasion du premier colloque international sur le jeu du foulard, Marie-France L  e Heuzey, psychiatre à l'hôpital Debré de Paris, revient sur cette pratique à risques, qui a officiellement fait treize victimes cette année en France.

Jeu du foulard, jeu du cosmos, de la tomate ou encore rêve indien : les appellations divergent pour nommer cette pratique, qui, depuis une dizaine d'années, a fait son entrée à l'école. Reste que l'expérience, qui consiste à s'étrangler volontairement pour éprouver de nouvelles sensations, est loin d'être anodine et fait chaque année des victimes en France.

En 2009, treize décès d'enfants ont été officiellement attribués au jeu du foulard. Mais il pourrait y en avoir plus. En effet, dans certains cas, les enquêteurs concluent à un suicide et non à un accident, car l'enfant est retrouvé avec un lien noué autour du cou.

Grâce à plusieurs associations de parents, l'opinion publique commence à se sensibiliser sur ce sujet. L'Apeas, association de parents d'enfants accidentés par strangulation, organise jeudi le premier colloque international sur ces pratiques d'évanouissement. A cette occasion, Marie-France Le Heuzey, médecin psychiatre dans le service de psychopathologie de l'enfant et de l'adolescent à l'hôpital Robert-Debré de Paris et auteur de «Jeux Dangereux : quand l'enfant prend des risques» (éditions Odile Jacob), répond aux questions du figaro.fr.

LEFIGARO.FR - Depuis quelques années, on parle de plus en plus de la pratique du jeu du foulard à l'école. Pour autant, peut-on parler d'un phénomène comportemental nouveau ?

MARIE-FRANCE LE HEUZEY - Cette pratique a toujours existé, notamment dans certaines pratiques sexuelles chez les adultes [principe d'asphyxiophilie : recherche du plaisir en se coupant d'oxygène, ndlr]. Pour autant, sa forme est peut-être assez nouvelle puisqu'on la constate aussi dans les cours de récréation depuis une dizaine d'années, où les enfants «s'amusent» à y recourir sans qu'il y ait recherche de plaisir sexuel. Ils le prennent comme un jeu, qui leur procure des sensations nouvelles.

A partir de quel âge, généralement, les enfants commencent-ils à expérimenter ce jeu dangereux ?

Si la pratique semble plus étendue au collège, on la constate désormais également à l'école primaire. Les cas les plus jeunes se situent aux alentours de huit ans. Mais récemment, j'ai également rencontré une patiente qui n'en avait que six.

Existe-t-il un profil type pour s'y adonner ?

Peu d'études ont été réalisées sur le jeu du foulard, ce qui rend certaines conclusions assez difficiles. On constate tout de même que ce sont souvent les enfants casse-cou qui sont les plus «à risque». Donc, dans beaucoup de cas, il s'agit de garçons qui ont tendance à se mettre en danger, qui sont à la recherche de sensations fortes. Mais dans l'ensemble, tous les enfants restent exposés : un garçon réservé, par exemple, peut également y avoir recours pour tenter d'intégrer un groupe. Et il ne faut pas oublier qu'il y a également des enfants qui sont forcés par des camarades d'école à le faire.

Ce jeu peut-il devenir une addiction ?

Absolument. En le pratiquant, les enfants éprouvent un sentiment de vertige, la sensation de planer. Certains ont même des visions, un peu comme avec des drogues. Des enfants y prennent donc goût et se retrouvent à le pratiquer de façon quotidienne, à l'école mais également chez eux, dans leur chambre.

Les parents d'enfants victimes disent souvent ne s'être doutés de rien. Peut-on toutefois identifier quelques signes avant coureurs ?

Il est effectivement très difficile de remarquer quoique ce soit, et les parents éprouvent souvent un grand sentiment de culpabilité. On peut identifier quelques indices, mais cela reste très léger : un enfant qui met tout le temps des cols roulés [pour dissimuler les traces de strangulation, ndlr], qui joue sans cesse avec ses ceintures, ou qui éprouve de fréquents maux de tête et qui a souvent les yeux rouges... Tout comme un enfant qui s'enferme trop souvent à clé dans sa chambre. Mais il ne faut pas non plus céder à la paranoïa.

Quels conseils donneriez-vous à des parents qui soupçonnent leur enfant de s'adonner à cette pratique ?

Avant tout, d'arriver à en parler avec lui. De bien lui faire prendre conscience du danger. Autant un adolescent peut le savoir, autant un enfant de huit ans a rarement ce genre de considération. Ensuite, se tourner vers l'école, essayer d'obtenir plus de renseignements : la pratique a-t-elle déjà été constatée au sein de l'école ? Comment l'enfant se comporte-t-il là-bas ? Et enfin, bien souvent, il est également nécessaire de consulter un spécialiste pour essayer de comprendre quelle est la motivation de l'enfant. Quoi qu'il en soit, il ne faut pas surtout pas minimiser l'acte.

 

·         École : les jeux qui font peur aux parents

Jean-Michel Maire

«Enquêtes et révélations» - Le magazine présenté par Magali Lunel dénonce ce soir les pratiques dangereuses, dont le sinistre «jeu du foulard», toujours en vogue dans les cours d'école.

Qu'ils semblent loin les jeux innocents de notre enfance. Désormais, les plus endurcis ou curieux jouent régulièrement à la « gardav' » (« garde à vue »), au « couloir de la mort » ou au « pont massacreur ». Le principe ? Un banal jeu de ballon. Mais malheur à celui qui se laisse faire un « petit pont », c'est-à-dire se laisse dribbler et passer la balle entre les jambes. Il est immédiatement attrapé par les autres joueurs qui se mettent à le frapper sans répit. « On s'arrête quand la victime en a marre », raconte face à la caméra, goguenard, l'un des participants. Avant de se reprendre : « Enfin quand nous, on en a marre… »

Désormais, ces « jeux », parfois mortels (une quinzaine de cas signalés par an), sont devenus une mode, un signe de reconnaissance pour faire partie d'un groupe. Ce deuxième numéro du magazine animé par Magali Lunel débute d'ailleurs par l'une de ces pratiques - appelée « jeu du foulard » ou de la « tomate » -, basée sur la strangulation. Et le témoignage bouleversant d'une mère dont la fille, Noélanie, âgée de 8 ans, est décédée après avoir été étranglée par d'autres élèves. La petite fille avait pourtant envoyé, en secret de ses parents, un appel au secours aux gendarmes. En vain. « Le problème est souvent nié par les autorités ou les personnels d'éducation, souligne Magali Lunel. Cela ne veut pas dire que les proviseurs ne font rien. Mais les spécialistes se sont rendu compte que la frontière était très ténue entre prévention et incitation. Parler de ces pratiques, même pour les dénoncer, peut donner des idées à des jeunes en quête de sensations extrêmes. »

Filmés par des téléphones portables

Une violence qui touche tous les milieux, aisés ou non, urbains ou ruraux. Un phénomène qui a pris une nouvelle ampleur avec Internet, où certains sites regorgent d'images de passages à tabac filmés avec des téléphones portables. « Ce qui est bien pire que la douleur physique, à cet âge où on est narcissiquement fragile, c'est l'humiliation, souligne un pédopsychiatre. Les victimes vivent avec la peur que cette vidéo existe encore sur Internet et que d'autres personnes tombent dessus. » Des images qui seront d'ailleurs difficiles à regarder pour les téléspectateurs qui ont des enfants tant les ­agressions paraissent souvent ­aussi cruelles que gratuites et imprévisibles. Du coup, certains parents, comme cette mère de famille qui a accepté d'être filmée, viennent chaque jour surveiller leurs enfants à travers les grilles de l'école.

 

 ·         Le jeu du foulard tue près d'un enfant par mois en France

 

Pratiqué en groupe dans les cours d'école ou de manière solitaire, il consiste à retenir sa respiration ou à s'étrangler.

 Quinze enfants sont morts depuis le mois de janvier 2006, asphyxiés lors d'un jeu d'évanouissement. Appelé jeu du foulard, rêve indien, rêve bleu ou jeu de la tomate, pratiqué en groupe dans les cours d'école ou de manière solitaire, il consiste à retenir sa respiration ou à s'étrangler.
À la recherche de sensations fortes, les adeptes de ce jeu ne sont pas conscients des dangers qu'ils en­courent : coma profond, lésions cérébrales, décès. Un sondage Ipsos, le premier jamais réalisé sur ce thème, révèle que 91 % des 1 013 Français de plus de 15 ans interrogés ont entendu parler de cette pratique. Mais 37 % n'ont pas une idée très précise de ce dont il s'agit. Par ailleurs, 4 % des personnes interrogées ont déclaré avoir pratiqué. Un petit pourcentage mais qui correspond tout de même à 1,5 million de personnes s'inquiète l'Association des parents d'enfants accidentés par strangulation (Apeas). C'est un phénomène répandu souligne l'association, qui peut toucher tous les enfants, y compris ceux qui vont très bien car il ne s'agit pas d'une conduite suicidaire. Le jeu de la tomate serait pratiqué par des enfants de plus en plus jeunes, en majorité des garçons. Le pic de mortalité intervient vers 12 ans. L'Apeas veut briser le silence. Par souci de prévention, elle a présenté hier un documentaire, Ceci n'est pas un jeu.

30/09/2009

Manger, bouger- Féculents

Féculents : à chaque repas selon l’appétit

Pourquoi sont-ils importants ? Ils apportent des glucides complexes essentiels pour le bon fonctionnement des muscles et du cerveau.

Ils fournissent une énergie qui se libère progressivement dans le corps (et dure bien plus longtemps que celle apportée par les produits sucrés). Ils permettent aussi d’éviter les petits creux entre les repas.

Comment les consommer ?

Mettez un féculent au menu de chaque repas : pain, pâte, riz ou légumineuse au choix. Privilégiez les produits céréaliers complets, plus riches en vitamines et fibres.

Associez légumes et féculents : ils sont complémentaires.